Au cours du VIIIème siècle avant J.C. apparaît dans le Latium, en Toscane et, au nord, jusqu’à Bologne, une civilisation essentiellement agricole, dite « villanovienne », du nom de la nécropole de Villanova, qui se développe autour des rites d’incinération et des champs d’urnes funéraires, et dont on retrouve l’origine dans le centre-est de l’Europe. Cette culture constitue le fonds sur lequel, à partir du VIIème siècle, se développera l’art étrusque proprement dit.
Le VIème siècle avant J.-C. voit s’affirmer, après une période orientalisante où s’exercent les influences phénicienne et syrienne, la prédominance de l’influence hellénique, d’abord ionienne, puis attique : c’est l’époque dite archaïque.
L’art étrusque plonge ses racines dans une civilisation empreinte d’une profonde religiosité, où la foi en la vie se prolonge dans la croyance en l’existence de l’au-delà. Il en résulte que les influences orientale et grecque qui s’y sont succédé au cours des siècles sur le fonds de culture villanovienne qui les précède se sont trouvées peu à peu assimilées et transformées par la vision originale des artistes étrusques. C’est ainsi que les sépultures des nécropoles de Cerveteri, de Tarquinia, de Vulci, de Veies, nous peignent sous un jour aimable et parfois joyeux l’existence quotidienne, reproduisant le cadre de la vie des défunts qu’elles honorent.
Des fresques aux couleurs vives, au dessin habile et délicat, courant le long des murs des chambres mortuaires, nous racontent en scènes successives les faits et gestes d’un univers familier ; une foule d’objets variés, armes, bijoux finement travaillés, vases peints, nous disent le luxe de la société qui les utilisait, et son raffinement.
Source : encyclopédie Bordas